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Madame DUMERAY, d’après
€ 1800
Madame DUMERAY, d’après
Portrait de Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre (1753-1821)
€ 1800
Object N° 1713

Miniature ovale peinte sur ivoire, portant une signature à droite apocryphe « Cosway 1790 ».

Représentant la fille du duc de Penthièvre, épouse du duc de Chartres dans une robe blanche terminée par un col dentelé et portant un bonnet enrubanné.

Dans son cadre rectangulaire en bois noirci, cerclage en cuivre doré.

H. 12 x L. 9,5 cm.

Cadre : H. 19,5 x L. 16,5 cm.

La gravure en arrière-plan n’est pas en vente et est présentée à titre de rapprochement iconographique.

Provenance

- Collection du prince Henri de Bourbon (1899-1960).

- Sa vente, Versailles, Palais des Congrès, Me Martin, 5 décembre 1971, n° 104.

- Fondation Napoléon.

Historique

Cette miniature a été réalisée d’après un portrait dessiné par Madame Dumeray sous la Restauration et non au XVIIIe siècle comme indiqué à tort sur le cartouche du dessin que possédait le duc d’Aumale, aujourd'hui conservé dans les collections du château de Chantilly. Madame Dumeray a exposé au Salon de 1817 un portait de S.A.S Madame la duchesse douairière d’Orléans, présenté à nouveau au Salon de 1831. Elle expose au Salon de 1806 à 1831, liée à la famille d’Orléans sous la Restauration, elle est l’élève d’Augustin et de Laurent.

La lithographie qui a été tirée de l’aquarelle conservée à Chantilly par Madame Dumeray nous renseigne avec certitude afin d’affirmer que notre miniature a été réalisée d’après ce même portrait et que la signature « Cosway 1790 » paraît être apocryphe. Une toile tirée de ce portrait figure dans les collections du château d’Eu, pour avoir été achetée à la vente du reliquat des collections Nemours en juillet 1994.

Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, fille du duc de Penthièvre, épouse le Duc de Chartres en 1769 à Versailles, le futur duc d’Orléans et resté tristement célèbre sous le nom de Philippe Égalité. Elle est la mère du roi Louis Philippe et a été l’unique héritière de la considérable fortune de son père, le duc de Penthièvre. Elle traverse les vicissitudes de la Révolution pour ensuite un long exil en Espagne et pour enfin rentrer en France sous la Restauration. Elle s’éteint en son château d’Ivry en 1821.